HISTOIRES D’AVENIR, AVEC
AELIS FARMA
L’avenir des biotechnologies
Valérie Scappaticci
Valérie Scappaticci,
présidente de Aelis Farma
© Aelis Farma

La société de biotechnologie Aelis Farma a été créée en 2013 par Valérie Scappaticci et le professeur Pier Vincenzo Piazza à partir des recherches de ce dernier au sein du Neurocentre Magendie de l’Inserm, à Bordeaux. Publiés dans la revue Science, ces travaux permettent à la jeune société de développer des dérivés de la prégnénolone, une molécule produite par le cerveau qui contre les effets néfastes du cannabis sur les récepteurs cérébraux. Son composé phare, l’AEF0117, est actuellement en phase I d’essais cliniques sur des sujets volontaires et constitue le tout premier traitement contre cette addiction. Par ailleurs, les récepteurs sur lesquels agit cette molécule paraissant suractivés dans la maladie de Down (Trisomie 21), des dérivés sont également à l’étude pour traiter le déficit cognitif de ces patients.

La jeune société développe des dérivés de la prégnénolone, une molécule produite par le cerveau qui contre les effets néfastes du cannabis sur les récepteurs cérébraux.

Pour mener ses projets, Aelis Farma bénéficie de l’appui du centre Magendie, avec lequel elle a un contrat de collaboration. De plus, cinq chercheurs de l’Inserm impliqués dans la découverte initiale viennent appuyer l’équipe de départ des quatre fondateurs.

Dès sa création, la société a levé 1,5 million d’euros. « Nous avons également reçu 800 000 euros de Bpifrance sous forme d’avances avec différé de remboursement et 1,4 million d’euros du Conseil Régional Nouvelle Aquitaine », explique la présidente, Valérie Scappaticci qui ajoute : « Nous sommes aussi intégrés au Hub Bpifrance depuis juin 2016, ce qui nous offre des opportunités de rencontres avec des investisseurs et d’autres créateurs d’entreprise. C’est un aiguillon pour nous, qui nous donne la sensation de nous inscrire dans le panorama des biotechs françaises ».